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Toi qui es venu te perdre un peu ici, prends le temps de parcourir les différentes rubriques. Tu es amateur de jolies photos : les rubriques "Réunion", "Voyage, tourisme et découvertes" sont pour toi. Tu aimes l'écriture et tu voudrais lire quelques textes d'une illustre inconnue : jettes toi sans attendre sur la rubrique "Textes". Tu es un curieux invétéré et tout t'intéresse : tu seras gâté, puisqu'il y a encore 6 autres rubriques où t'abreuver. Tu aimes, tu détestes, tu veux en savoir plus : n'hésites surtout pas à déposer un commentaire. Je les lis tous avec avidité. Tu peux même venir signer le livre d'or : de ma profonde gratitude tu seras assuré.
Un assenseur t'attend sur la droite de ton écran : avec ta souris, descends à tous les étages, ainsi tu sauras tout ce sur quoi tu peux cliquer ...
Et si après t'être baladé un peu partout, tu souhaites garder le contact et être prévenu lorsqu'un nouvel article est créé : tu auras la joie, l'honneur et l'avantage de pouvoir t'inscrire à la Newsletter des blogueries. Tu hésites encore ? Allons, allons, point de timidité. Ici tu seras bien traité : promis, juré :-)

Mairie de Cilaos : photos des otagesCette image prise à Cilaos le week-end du premier mai 2005 appartient désormais complètement au passé. Je ne sais pas si Ingrid Betancourt est restée seule sur le mur de la mairie après la libération de Florence Aubenas et Hussein Hanoun. Je ne suis pas retournée à Cilaos depuis. Mais cette nouvelle ce matin m'a fait plaisir. Même s'il reste encore beaucoup d'otages à libérer et pas seulement en Colombie.
Difficile de louper l'information ce matin en me levant : le journal de la nuit d'itélé ne parlait que de ça. J'ai bien dit "que de ça" et de rien d'autre. C'était la seule info en boucle qui tournait, tout le reste effacé devant.
Avec nos deux heures d'avance sur la Métropole, beaucoup d'entre nous n'avaient eu la nouvelle avant d'aller se coucher et quelques uns commençant la journée dans un brouillard certain n'étaient pas encore au courant en arrivant sur leur lieu de trava
il. Mais ceux-là n'avaient donc vu ni la télé, ni écouté la radio, car il était impossible sur ces tuyaux-là d'échapper à la graaaaaaaaande nouvelle (sur le ton de la graaaaaaaaaande invitation, terminé le 30 juin dernier d'ailleurs).
Libérée par un commando des services secrets qui avaient infiltré les farcs : on attend le film que ne manquera pas de nous pondre Hollywood. Est-ce que George Clooney aura le rôle de Alvaro Uribe ? Et qui écopera de celui de Sarkozy ? Quant à Ingrid elle même, là je sèche ...
Plus de six ans de vie volée. Plus de dix pour certains de ses compagnons d'nfortune, mais une vie rendue, grâce à une opération militaire. Les otages ne reviennent pas toujours : Michel Seurat, Daniel Pearl, et combien d'autres encore qui ont disparu loin des leurs à cause de la folie des hommes ?
Donc voici une histoire qui s'achève, alors que celle de la vie, enfin de leur vie reprend son cours.
Gageons que les chiffoniers de la presse écrite se disputeront les bonnes feuilles du récit de la captivité puis de la libération d'Ingrid Betancourt. Les "exclusivités" vont fleurir.
J'ai personnellement entendu l'ex-otage, puisque désormais elle en a gagné le titre, expliquer comment s'est passée cette libération : assez suréaliste. Dans les films, quand on vient sauver une victime, elle sait qu'on vient la sauver. Elle comprend tout, tout de suite. Dans la réalité, enfin cette réalité, il n'y a pas eu l'évidence de nos films de héros. Il y a eu comme un flottement, avant que tout le monde ne réalise ce qui se passait vraiment. Ingrid Betancourt raconte que l'hélico a tangué quand les 15 libérés ont sauté de joie lorsqu'enfin ils ont eu compris.
Moi je dois dire que depuis aujourd'hui, je connais la trombine d'Alvaro Uribe, le Président Colombien, désormais héro national, mais aussi largement hors de ses frontières. Il n'a pas arrêté le temps, il n'a pas dessiné l'avenir, il n'est pas non plus indestructible, ne lit pas dans les pensées, mais il est sans conteste, le hero du jour, peut-être même de l'année, mais ça on le saura le 31 décembre au soir ;-)
Nous attendons désormais la suite du feuilleton ! Bientôt sur vos écrans, "Ingrid en France". Les micros et les caméras  chauffent déjà. Les rédactions trépignent. On peut laisser les marroniers au placard, l'été sera Betancourt.
par Annie publié dans : Société
Jeudi 3 juillet 2008

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Certains d'entre vous se souviennent peut-être du sketch de Coluche sur les lessives. 
Aujourd'hui,  les publicitaires frappent un grand coup.
Après la lessive qui lave plus blanc que blanc  ou qui empêche la crasse propre de se redéposer, voici un nouveau concept : la disparition des tâches invisibles.
Voilà, vous mettez un linge en machine, vous n'y avez vu aucune tâche : rassurez vous, elle sera quand même nettoyée. Il est bien sûr entendu qu'une tâche invisible doit absolument disparaître, sinon où allons nous ma brave dame, je vous le demande ?
Soupir ...

Le sketch de Coluche sur les publicités, lessives comprises.

 
par Annie publié dans : Société
Jeudi 26 juin 2008

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Comme j'ai vu que ce matin sur une chaine d'information continue, on avait  caviardé ce que le discours de François Fillons avait de plus croustillant,  je vous l'ai trouvé sur Dailmymotion :


En voici la retranscription pour ceux qui ne peuvent pas lire les vidéos confortablement :

"Mes chers concitoyens, le peuple français a choisi celles et ceux qui pedant 6 ans, vont diriger les départements, les villes et les villages. J'adresse mes félicitations et mes encouragements pour la réussite de leur mandat à chacun d'entre eux. La France a besoin d'un débat démocratique vigoureux, mais la France a aussi besoin de se rassembler pour surmonter les difficultés que lui impose le changement du monde. C'est dans cet esprit que le gouvernement travaillera avec toutes les collectivités locales, avec une seule préocupation, celle de l'intérêt général.
En 2001, la droite et le centre, avaient largement gagné les élections municipales. Aujourd'hui la gauche a partiellement rétabli sa situation. Chaque commune, chaque canton, présente des spécificités. Et il est donc mal venu de tirer de ce scrutin, des leçons nationales. L'importance des enjeux locaux et la faible participation ne s'y prêtent pas. Le vote des Français ne doit pas être instrumentalisé par des considérations partisannes. Il ne faut pas tout mélanger. La politique de la France, les électeurs l'ont majoritairement choisi à l'occasion des élections présidentielles, et des élections législatives. Comme s'y est engagé le Président de la République, nous allons poursuivre cette politique. Parce qu'il faut de la ténacité pour réformer notre pays, et parce que le respect de la démocratie exige le respect des engagements pris. Pour autant, même s'il est diffus et éparpillé, il se dégage des ces élections locales, comme de toute élection, un message. A l'évidence, le fort taux d'abstention  nous interpellle tous. Après 10 mois intensifs de réforme, qui nous ont permis de marquer des points importants, sur la situation de l'emploi, ou sur la sécurité des Français, vous attendez encore et beaucoup de nous. Et c'est pourquoi vous êtes exigeants avec nous. Vous nous invitez à donner encore plus de force à notre politique de changement. Vous nous rappelez nos objectifs :
- atteindre le plein emploi
- libérer et récompenser le travail
- déclancher une dynamique durable en faveur du pouvoir d'achat
- réhabiliter les valeurs de l'autorité et du respect
- garantir nos systèmes de solidarité
- retrouver l'équilibre de nos finances publiques
Eh bien je veux vous dire qu'avec le Président de la Républque, nous sommes déterminés à atteindre ces objhectifs. Et nous y parviendront et notamment grâce à vous.
Je le constate tous les jours, les Français travaillent dur, ils innovent, ils s'adaptent aux évolutions du monde. Mais nous devons et nous pouvons encore progresser. Pour cela il faut des changements structurels, et il faut un effort commun parce qu'on ne transforme pas un grand pays comme le notre en quelques mois.
Face à la mauvaise conjoncture internationale, la bataille pour l'emploi et le pouvoir d'achat va s'accentuer. Dès la reprise des travaux du parlement dans quelques jours, deux projets de loi importants pour dynamiser notre économie et pour stimuler notre marché du travail vont être débattu. Dès à présent sous l'autorité du chef de l'état, le gouvernement est mobilisé, pour la Présidence de l'Union Européenne que la France exercera à partir du mois de juillet et qui suscite beaucoup d'attente en Europe et dans le monde.

Mes chers concitoyens, nous n'esquiverons pas les difficultés. Nous respecterons nos engagements, avec le Présidents de la République nous ferons réussir ..."

Fin de citation.
Voilà, faites ce que je dis pas ce que je fais. Il me semble que Monsieur Fillon interprète bel et bien le "message" sur le plan national de manière fort partisanne.
Il y a juste un truc qui me dérange : il m'avait semblé entendre hier soir qu'il voulait aller plus vite plus loin dans les réformes. Est-ce quelqu'un d'autre qui a prononcé ces mots, ou est-ce dans le morceau manquant ?
Sinon, je laisse à chacun le soin d'apprécier ce superbe exercice de démagogie.
Sur le discours lui-même, je trouve  la forme très au point : phrases courtes, respirations qui tombent bien, locution claire, mais sur le fond, il faudrait peut-être rappeler au premier Ministre que l'exercice de l'autoévaluation est difficile et que là, son autosatisfaction transpire le manque cruel d'objectivité.
par Annie publié dans : Société
Lundi 17 mars 2008

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