Cher Visiteur,

Toi qui es venu te perdre un peu ici, prends le temps de parcourir les différentes rubriques. Tu es amateur de jolies photos : les rubriques "Réunion", "Voyage, tourisme et découvertes" sont pour toi. Tu aimes l'écriture et tu voudrais lire quelques textes d'une illustre inconnue : jettes toi sans attendre sur la rubrique "Textes". Tu es un curieux invétéré et tout t'intéresse : tu seras gâté, puisqu'il y a encore 6 autres rubriques où t'abreuver. Tu aimes, tu détestes, tu veux en savoir plus : n'hésites surtout pas à déposer un commentaire. Je les lis tous avec avidité. Tu peux même venir signer le livre d'or : de ma profonde gratitude tu seras assuré.
Un assenseur t'attend sur la droite de ton écran : avec ta souris, descends à tous les étages, ainsi tu sauras tout ce sur quoi tu peux cliquer ...
Et si après t'être baladé un peu partout, tu souhaites garder le contact et être prévenu lorsqu'un nouvel article est créé : tu auras la joie, l'honneur et l'avantage de pouvoir t'inscrire à la Newsletter des blogueries. Tu hésites encore ? Allons, allons, point de timidité. Ici tu seras bien traité : promis, juré :-)

Ce soir, je voulais déposer deux pellicules photos à développer, parce que j'ai encore un "vrai" appareil, et que je m'en sers chaque fois que je sais que je vais avoir des conditions de lumière difficiles ou de la vitesse. Ca mon numérique, il ne sait pas faire. C'est un entrée de gamme, alors que mon argentique, c'est du costaud de chez costaud.
Donc, je l'ai pris pour la séance de kart de nuit organisée par un petit gars du service informatique. Moi, pas très intéressée par la chose, alors j'ai proposé de venir faire les photos.
J'ai terminé la deuxième bobine à une fête d'anniversaire hier. Donc munie de mes deux rouleaux 24 pauses, je n'avais plus qu'à trouver la perle rare : l'endroit où je pourrais faire développer le bidule.

J'avais décidé de partir de bonne heure du boulot pour aller chez un "vrai" photographe. Et pis pas de bol : je suis tombée sur un os, un problème que je ne suis pas arrivée à résoudre avant 18h, fermeture des locaux, en cette période de l'année. Lorsque je suis partie, j'étais donc déjà assez contrariée. Je n'aime pas laisser les choses en plan, tout en sachant que lorsqu'on tourne en rond, mieux vaut laisser reposer et reprendre le lendemain avec des yeux neufs.

Après 18h, c'était cuit pour le photographe. Le temps que j'arrive, ce serait fermé. Du coup direction un supermarché du coin, où je me souvenais d'un point photo dans la galerie marchande.
Faut vous dire qu'à La Réunion -  comme dans doute en d'autres lieux - 18h est une très mauvaise heure. Et paf, me voici coincée dans les célèbres emboutellages. Et c'est à petite vitesse et grande lenteur, que j'arrive enfin au supermarché en question.

Première déconvenue : le point photo a disparu, remplacé par un magasin de fringues. Gasp !
Je me dis qu'il y a peut-être un ramassage de pellicules dans le grand magasin lui-même et en effet très rapidement, je trouve sur un promontoir les pochettes bien connues dans lesquelles on glisse un rouleau.
Alors là, on vous annonce la couleur : les tarifs, les différentes qualités et patatati et patata. Il manque juste l'essentiel : où va-t-on récupérer les photos ?
Ni une ni deux , je me dirige vers l'accueil - pris d'assaut par des tas de gens avec des paquets dans les mains.
Moi je veux juste un renseignement. Je retourne dans les rayons, avec la stupide idée de trouver un vendeur, au "point vendeur". Evidement personne !

Alors je demande à la jeune fille de la téléphonie mobile si elle sait par hasard où on retire les photos une fois développées. Elle me dit que le vendeur est tout seul ce soir mais qu'il est là et que lui pourra me répondre. Au moins, c'est dit avec le sourire et gentiment. Je retourne donc vers le point vendeur.
Au bout d'un temps certain, débarque une vendeuse, avec sur ses talons deux clients. J'accroche son regard et je fais un signe bonjour de la tête, signifiant que - quelque part - j'attends mon tour.
Je poireaute donc, en attendant que ces messieurs dames résolvent leur problème d'adresse dans l'ordinateur et lorsqu'ils en ont terminé, je n'ai même pas  le temps de dire ouf, que la vendeuse, tourne les talons et se sauve à toute jambes. Là je dois dire que j'ai hautement apprécié.

Il m'est sorti de la bouche, un truc du genre  "d'accord, si ça les intéresse pas plus que ça de vende leur merde" - je ne  suis pas polie quand je suis énervée. Et je me suis barrée.
Direction un autre supermarché.
Devant l'accueil, toujours une bonne partie des mêmes gens que tout à l'heure. Mon renseignement de toute manière je ne l'aurai pas encore eu, si j'avais eu la patience de faire la queue.

Je passe sur le crétin qui parce qu'il ne rentre pas sur la voie rapide, mais reste sur la sortie se maintient à un joli 40 km/h (sur l'autre voie,; ça arrive juste à 110, c'est juste un petit peu dangereux d'arriver comme une tortue), et me voici sur le parking du second supermarché. Là je me rend compte qu'il y a un schmurz, parce qu'il y a plein de places libres sur le parking, chose hautement anormale pour l'heure. Et je me souviens alors, que dans une autre ville de l'ile un magasin de la même chaine avait annoncé son inventaire pour le 7 juillet. Eh ben apparemment celui-là aussi.
Si j'avais su tout ça, je serai rentrée directement à la maison au lieu d'aller faire le mariole à Sainte-Mairie, où appremment j'ai été transparente !
Il y a des jours ...
par Annie publié dans : Tranche de vie
Lundi 7 juillet 2008

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Ca fait un sacré bail que je ne suis pas passée par ici ! J'ai pourtant quelques images à vous montrer, mais ça attendra encore un petit peu. Aujourd'hui le sujet sera : les salles de musculation. L'autre jour, avec une copine, on était parti pour une séance de vélo en salle. C'est hyper-efficace pour perdre des calories. Manque de bol, lorsqu'on s'est pointée, tous les vélos étaient déjà pris.

Qu'à cela ne tienne, direction la salle de musculation, histoire de ne s'être pas déplacée pour des prunes. Il faut vous dire quand même que la salle de muscu, entre midi et deux est plutôt du genre désert. T'as deux - trois clampins qui s'escriment sur les machines de tortures et ce jour-là, il y en avait deux de plus. Nous avons choisi de commencer par un petit jogging sur un appareil pompeusement appelé "elliptique". Les sessions automatiques sont de 20 minutes. Allons pour 20 mn. Pas besoin de paramètrer le machin de cette manière. Face à nous, un grand écran, avec une chaîne télé. Au programme, les Simpsons. Pas toujours facile de courir consciencieusement quand tu te bidonnes (moi j'aime bien les Simpsons).

Ca faisait un bail que je n'étais pas allée sur ces machines. Je n'ai pas cessé de regarder le cadran, histoire de voir où j'en étais. Sur le coté gauche de l'écran la hauteur de vos efforts : plus il y a de briques empilées, plus vous en bavez. En bas, à l'horizontal, votre progression découpée en sous-sections. 16 petits carrés pour 20 minutes, et au fur et à mesure que le temps avance, le carré qui clignote figure là où vous en êtes. Il y a aussi, histoire de vous rassurer ou vous faire peur - au choix - votre rythme cardiaque, la distance parcourue et le temps restant. Pff, encore 15 mn. Encore 12. Encore 10 ... Je ne sais le nombre de fois où je fus déçu due chiffre que j'ai pu voir sur cet écran. J'ai eu bien du mal à aller au bout de ma session. De temps en temps, je m'accrochais littéralement aux poignées tellement je me sentais lourde. Et pourtant, chaque minute qui passait me rapprochait de la fin. Quand le chiffre 5:00 s'est enfin affiché, une immense motivation m'a envahie. J'allais y arriver. Plus que 5. Plus que 4. Plus que 3 ... et enfin la dernière minute. Celle qui te délivre de la machine. Hop, hop, hop. 30 secondes. 10. Terminé ! Ouf !

A coté, la copine avait décidé d'en prendre pour 30 minutes. Moi j'ai changé d'appareil, je suis allée sur un vélo. Toujours une session de 20 mn. Suite à cela, je l'ai rejoins dans la section "tapis" pour des abdos. Le temps que je m'installe, j'avais un type face à moi sur une machine de musculation (je rappelle que la salle est quasi déserte et que la majorité des machines n'ont pas preneur). Je commence mes abdos et je me rends compte chaque fois que je lève la tête, que le type ne fait rien d'autre que reluquer la scène d'en face : clairement mon postérieur puisque je suis sur le dos, jambes au dessus de la tête. Je pensais naïvement que mon âge et ma corpulence m'épargnerait désormais ce genre de situation, celle qui vous laisse cette sensation ô combien valorisante de n'être jamais qu'un vulgaire bout de bidoche.

Sur le chemin du retour, mon amie m'a dit que ça avait commencé sur l'elliptique - j'avais rien vu, j'en bavais trop - et que le gars avait vraiment un regard bizarre. Je confirme : un faux air de merlan frit. Pour un humain, avouez que ce n'est pas terrible. Bref, je profite de cet article pour passer un message à ces mateurs des salles de sport que la discrétion n'étouffe pas : z'êtes lourds les mecs, que diriez vous d'une douche bien froide ?
par Annie publié dans : Tranche de vie
Jeudi 22 mai 2008

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J'ai tout là tout à coté de moi une lettre. Cette lettre, c'est la fille d'une de mes amies d'enfance qui l'a écrite.  Dedans, des mots clairs, des mot simples et une requête. Elle voulait m'inviter pour l'anniversaire de mariage de ses parents. Mon éloignement géographique ne lui a laissé que peu d'espoir d'aboutir, mais à défaut de présence physique, il lui apparaît qu'une lettre écrite de ma main serait également un cadeau formidable. J'écrirai cette lettre. J'ai déjà gambergé pas mal sur son contenu. Il y aura aussi des photos, si j'ai le temps un petit film que j'aimerai joindre. Je n'ai malheureusement pas accès à nos photos de classe qui sont restées chez maman et sur lesquelles elle apparaît. A ma prochaine visite, je récupère tout ça et je scanne.
Cette lettre n'était pas tout à fait une surprise, car ma mère m'avait raconté avoir été contactée par téléphone par la même personne, pour les mêmes raisons. Elle m'avait dit avoir donné  mes coordonnées.
C'est d'ailleurs par ma mère que je reçois le plus souvent les signes de ce passé à la fois si proche et si lointain. Car elle habite toujours au même endroit depuis plus de 40 ans, et de temps en temps, ce passé-là sonne à sa porte. Ces visites, elle me les raconte ensuite. Des fois elle me tend une carte laissée, un e-mail, mais la plupart du temps, les passants du passé ne laissent rien que des souvenirs partagés. Ma mère me donne de leur nouvelle, elle leur en a assurément aussi donné des miennes, ainsi chacun sait ce que l'autre est devenu et repart dans sa propre vie.
Ce passé, s'il surgit parfois parfois de manière inattendue, j'avoue que je lui cours un peu après. Je suis inscrite à un site "copains d'avant" qui m'a permis de retrouver des copines de fac, de primaire et de lycée.
J'ai retrouvé également la trace d'une amie qui s'est reconnue via un récit sur mon blog. Ca je dois dire que ça m'a fait énormément plaisir. Google parfois, c'est un vrai pote !
Parmi les rabatteurs de passé, je peux aussi compter Facebook, via lequel un ancien collègue m'a donné de ses nouvelles.
Les retrouvailles ne sont pas forcément de longues durées, mais elles sont un plaisir qu'il est parfaitement inutile de consommer avec modération ;-)
Mon seul regret vis à vis de ça, c'est que lors de mes séjours Métropolitains, je ne peux voir tout le monde. Je ne reste jamais assez longtemps pour ça.
Je ne sais pas si c'est une histoire d'âge ou d'époque, mais ce mouvement depuis peu s'accélère. Je retrouve de plus en plus de vieilles connaissances. Ma boîte à souvenirs reste grande ouverte. Pour longtemps, j'espère ...
par Annie publié dans : Tranche de vie
Lundi 24 mars 2008

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