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Lorsqu'on n'a pas marché depuis un moment, mieux vaut choisir pour repartir d'un bon pied, une balade pas trop difficile. Le Sentier de l'Ecole Normale pour aller mirer le point de vue sur le Trou de Fer, fait partie de ces mises en jambe. Au marcheur occasionnel, il offrira l'opportunité d'une virée en forêt primaire, là où la végétation est complètement folle. A consommer sans modération aucune.
Nous sommes le deux mars 2008 au matin. Il est 8h10 et le bus vient tde nous déposer au parking devant la barrière sur la route forestière de Belouve/Bebourg.
La première sensation c'est le froid : surprenant, car même si nous ne sommes pas au niveau de la mer, nous sommes en été austral et en été austral, si les bas sont étouffants, les hauts sont juste comme il faut. Là ce n'est pas le cas. On se pèle. Mais ça ne va pas durer. A l'abri de la forêt, le simple fait de marcher va nous réchauffer.

 

Ceux qui ont connu le sentier il y a quelques années ont sans doute quelques souvenirs émus du véritable bain de boue que prenaient, au minimun nos chaussures, lorsqu'on se risquait sur ce chemin. Le challenge était de rester debout pendant toute la randonnée. Et ce n'était pas chose facile : les occasions de se vautrer étaient véritablement très nombreuses. Et je ne parle même pas des passages où le chemin était tellement détrempé, qu'il fallait s'accrocher au arbres du bord pour tenter d'éviter une immersion totale des chaussures. C'était un peu physique tout ça, surtout pour ceux dépourvus du moindre instinct ancestral genre agility sur branchage.
Bref, tout ça pour vous dire qu'aujourd'hui, c'en est terminé. Le chemin est jonché de pontons divers et variés qui nous évitent le crottage en règle de nos chaussures (quoique). On peut toujours glisser, car les pontons eux aussi peuvent être humide (et le bois c'est nettement moins mou que la boue question point de chute), mais en faisant un minimum attention, on progresse bien plus vite qu'avant !
Mais là on en est rendu à un point où il n'y a quasiment plus de chemin naturel, pratiquement que du ponton : excessif ? C'est vrai que ça met la balade à portée de bien plus de monde, mais la marche sur latte de bois, au bout d'un moment c'est vrai ça finit par manquer de naturel. Ca n'empêche pas la nature environnante d'être toujours aussi fascinante, comme ces frondes de  fougères arborescentes (ci-dessus à droite). Je ne m'en lasse pas ...
Et quand on sort de la forêt à pontons c'est finalement pour se retrouver sur la route forestière (interdite à la circulation), mais qui fait quand même un tantinet boulevard, même si c'est un boulevard bien vert ! Heureusement, nous replongeons bien vite dans la forêt en direction de la grande mare que je n'aurai jamais vu aussi haute (pas de photo).

 

Passé la grande mare, nous remontons toujours en direction du trou de fer, en marchant toujours sur les pontons.

 

Il ya quelques plantes en fleurs comme celle ci-dessous dont j'ignore le nom.

 

Le chemin dangereux, c'est celui-là. Un souvenir cuisant !
Encore d'autres fleurs dont j'ignore le nom :

 

Par contre, je sais qui sont celles-là : ce sont des fleurs de vacoa, que j'ai du prendre en vitesse, car il commençait à pleuvoir un peu. Et d'après ce que j'ai pu en voir ce sont des fleurs mâles. Mais bon, si quelqu'un de plus compétent que moi passe par ici et peu confirmer. J'ai aussi un album consacré entièrement au vacoa.

 
 

Avez-vous remarqué sur certaines photos la présence de grillage sur les pontons ? C'est apparemment utilisé dans les endroits très humide pour nous empêcher de glisser !
C'est à 9h45 que nous arrivons au croisement de la descente vers le Trou de Fer. Tout en bas nous attend le point de vue. Sept minutes nous plus tard nous y sommes.



 

10:00   10:02
 
10:03   10:05

Voilà, après dix minutes d'attente, ça se met à se déchirer.  C'est ça le trou de Fer. Les nuages vont, viennent. Des fois, il faut attendre bien plus de dix minutes. Et d'autres fois encore, rien ne sert d'attendre. C'est comme ça, c'est la loterie.
On ne sait jamais à l'avance. C'est la surprise ...
C'est pas le tout, mais après, il faut remonter. Nous n'allons pas rebrousser chemin mais faire une boucle, qui va nous conduire jusqu'au gîte de Belouve.
Regard en arrière dans la montée :

 
Parce que le plus dure nous attend finalement. Jusqu'au gîte, globalement, ça grimpe et c'est pas à coté. Il me faudra plus de deux heures pour y arriver.
En chemin, des tas de fleurs ou feuilles colorées attirent mon regard. Certains reconnaitront les fuschias - peste végétale ici, autrement dit plante à tendance hautement-envahissante.
 
 

Et nous retrouvons encore et toujours nos pontons ! Et nous finissons enfin par sortir de la forêt pour nous retrouver à nouveau sur le chemin forestier. Il est déjà 11h05. Je sais qu'à partir de là, je dois trouver le chemin vers le gîte plus loin sur ma droite, en laissant sur ma gauche "la Reine des Tamarins". Le chemin est large et caillouteux. C'est long, un moment, je finis même par me demander si je n'ai pas loupé le chemin à droite. Et puis non ... Il est 11h20.

 
 

Et c'est reparti pour quelques pontons, voire ponts tout court. A 11h40, je suis enfin à la rivière.

 
 

Encore un effort pour arriver au gîte de Belouve, à midi passé !

 
 

Ci dessus, notre iténéraire : suivre la ligne jaune coté droit du panneau par la Grande Mare, un aller-retour vers le Trou de Fer et ensuite retour par le coté gauche de la carte, toujours chemin jaune, vers le gîte de Belouve. Après manger nous prendrons les pointillés rouges pour descendre sur Hell-Bourg. De jour, cette fois-ci.
En attendant, les cryptomérias, ces arbres géants que vous pouvez voir sur la photos du dessus nous offrent une ombre salvatrice. Ca fait longtemps qu'on n'a plus froid !
Peu après 14h nous repartons. Il n'y a plus que de la descente. Face à nous, le Piton d'Anchaing domine la vallée.
Je serais en bas à 15h30, pile poil ce qui était prévu. Mais le bus lui sera en retard quasiment d'une heure. Peu avant le parking, la végétation devient de plus en plus verte (il faut dire que plus haut le côteau est complètement arrosé par le soleil). Et nous croiserons un bouquet d'hortensias, plante en phase d'envahissement sur l'île. Et une peste de plus ... parce que c'est beau dans les massifs !
Voilà, la balade est finie. A noter la douce odeur de porc qui nous cueille au parking où nous sommes obligé d'attendre notre bus quasiment une heure.

 
 
par Annie publié dans : La Réunion
Samedi 12 avril 2008

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Ce week-end de Pâques a été pour nous l'occasion de faire le tour de l'ile et donc de rentrer par l'Est via la RN2 dite encore "la route des laves".
Nous avons hésité car de la pluie était annoncée et en ce moment outre le fait que désormais une rivière se met à traverser la route à chaque déluge, il y a aussi le problème de la vapeur qui s'échappe de la lave.
Plus la pluie est abondante et plus la vapeur est dense allant jusqu'à rendre la circulation totalement impossible.
Le bulletin météo annonçait des précipitations modérées, aussi nous avons tenté notre chance, et nous avons vu ça :

 
 
 

Nous n'avions pas de caméra avec nous, mais Pierre a tenté le coup avec son appareil photo. Voici un court extrait :


par Annie publié dans : La Réunion
Mercredi 26 mars 2008

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Bonjour à tous !

Il n'y a rien de plus poignant qu'un cri silencieux. Mais ce cri silencieux, moi je l'ai entendu. Oui, votre impatience, vos trépignements, votre piafitude m'ont interpelé au plus profond de moi. Aussi, c'est avec une émotion extrême que je rédige aujourd'hui le fameux J2 qui succède fort logiquement au J1, et ceci après 15 jours d'un silence insuportable. Je sais, je suis cruelle.
Or donc, je vous ai fort cavalièrement planté dans un chalet éloigné de tout. Mais un chalet douillet, où il fait même un peu trop chaud. Et nous voici donc au petit matin du deuxième jour. Le départ étant toujours de bonne heure (7h-7h30 selon les cas), le petit-dej, eh bien c'est avant et donc c'est au chant du coq que les premiers bruissements marquent le réveil du chalet.
Les acrocs de la cigarette vont en griller une dans la nuit qui ne va pas tarder à tirer sa révérence. Des discussions s'engagent, les impressions de la veille, et bientôt le souffle du camping-gaz qu'on allume et tintement de la casserole qu'on pose dessus. Car à l'ARER, on fait son petit-dej soit-même. Pour moi, c'est le jour du Nutella, puisque d'ordinaire je n'en ai pas chez moi. Vade retro Nutellas ! Mais faut quand même pas m'en agiter sous le nez. Je ne sais pas y résister.
A quelque pas de là, c'est l'embouteillage monstre devant la salle de bain, chacun essayant pourtant de faire le plus vite qu'il peut.
Lorsque tout le monde est fin prêt, repu et parfumé au gel douche, les chicots étincelants après un frottage énergique à la pâte fluorée, le départ est proche. On met les chaussures. On vérifie qu'on n'a rien oublié.

 

Et nous voici  à nouveau sur les sentiers. Comme il n'y a pas beaucoup à faire, nous avons un peu trainé avant de partir : 7h40. Bouhou !


La dernière fois, nous avions fait un petit détour pour visiter le camps Dimitil. Cette fois-ci, on est bien trop bas. Donc pas de pélerinage en vue.
Ce deuxième jour, c'est un peu le jour de vérité. Vu le chemin de la veille, tu sais tout de suite si tu as les jambes en compote ou pas.
Je ne peux pas dire que j'ai des senstations géniales cette fois-là ;-)
Par contre je sais que ça ne va pas durer longtemps : 2 à 3 heures selon la vitesse à laquelle je pourrais aller. Car je dois l'avouer :si il y a une chose que je déteste encore plus que les montées, ce sont bien les descentes. Façon, je suis nulle dans les deux sens, mais c'est pas grave, c'est pas ça qui va m'empêcher d'y aller; Je dois être maso !
La première partie du chemin est nouvelle pour moi.

 

Après pratiquement deux heures de marche, enfin quelque chose de famillier :


Cette roche écrite s'oublie difficilement. Mais ce n'est pas le point d'arrivée. Il reste encore du chemin; Peu, mais du chemin quand même. Et je dois dire que ça a été pour moi la partie la plus dure : plus de jambe. Gasp !
Par moment, le couvert végétal se déchire pour dévoiler quelques pitons environnants.



Enfin 2h50 après le départ, c'est le parking, le bout de la route, bref là où le bus va venir nous chercher.
Ca fait bien une heure que les premiers sont là !
Il est encore bien tôt, mais le repas est déjà en route. Cette fois-ci nous mangerons de bonne heure !


Bien nous en a pris, car à 12h30, le ciel s'assombrit et subitement c'est la douche ! Je dois dire que là, j'aurai préféré un bain. Certains sortent leur cape de pluie, d'autres entreprennent de se fabriquer un abris de fortune.
 
 

Heureusement le bus ne tarde pas trop et nous tire de ce mauvais pas. Quel soulagement d'être enfin au sec, même si devant nous, il y a encore plus de deux heures de route. La douche, la vraie, n'est plus si loin, et ça c'est un véritable bonheur !
par Annie publié dans : La Réunion
Dimanche 2 mars 2008

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