Ce n'est pas une spécificité Réunionnaise. Quiconque aura emprunté des chemins de randonnée se retrouve confronté très rapidement à ce vandalisme des temps modernes : le dépôt sauvage d'ordures.
Ce n'est plus "
après moi le déluge", mais "
après moi la décharge".
Qui n'a pas pesté contre les bouteilles de soda, de bière, les emballages en tout genre jonchant les sentiers ?
A La Réunion, il y a eu une campagne pour protester contre cet état des choses. Des petits films montraient des gens qui laissaient leurs déchets dans la nature - et immanquablement à la fin de la journée, tout ce qui avait été laissé, se retrouvait dans leur salon, à leur grande déconvenue.
Je n'ai pas l'impression, que cette campagne ait été vraiment impactante auprès de ceux qui pratiquent ce sport national qu'est l'abandon sauvage de déchets, mais il a sans doute fait plaisir aux autres.
En attendant, il reste une partie de nos concitoyens qui ne se sent pas concernée par la propreté des chemins qu'elle emprunte.
En voilà un petit exemple dans le cirque de Mafate à la croisée des chemins La Nouvelle/Marla en venant du col des Boeufs.

Et encore, le tas pris en photo sur le chemin du retour avait bien diminué par rapport à ce qui avait été vu à l'aller, deux jours auparavant. Sans doute certains devant l'injure fait à ces lieux ont-il brûlé ce qui pouvait l'être.
Mon compagnon quant à lui est reparti en emportant quelques pochettes de jus de fruits vides roulées dans les troncs sur lesquels nous nous étions reposés avant la remontée sur le col des Boeufs. "Lé makot sa" m'a-til dit, en les fourrant dans notre sac poubelle.
Ah ça oui, c'est crade !
Commentaires