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42

Non, ce n'est pas la réponse à la grande question sur la Vie,  l'Univers et le Reste, comme pourraient le penser certains d'entre vous qui auraient lu "le guide du voyageur galactique", de Douglas Adams.
42, c'est le numéro atomique du Molybdène, le numéro du département "Loire" et de l'appartement d'un certain Mulder, enfin des tas choses dont 6x7 et également mon âge, mais ce n'est pas de ça dont je voulais vous parler.
Mon 42 à moi, c'est une ligne de bus, une ligne de bus du Réseau Autonome des Transports Parisiens. Possible qu'il y ait un 42 à Lyon, à Marseille, à Toulouse, à Lille ou à Nice, mais aujourd'hui, vous entendrez parler de celui de Paris.
Pourquoi ? Ben parce que pour 1,09 euros (prix du ticket en carnet de 10), vous vous payez une bonne traversée du Paris touristique.
J'étais allée dans une boutique informatique du Sud-Ouest de Paris, et je suis montée à Charles-Michels.
Kissé d'abord Charles-Michels ?
On ne peut pas dire que google en est insatiable. Deux entrées : une sur le Wikipédia et l'autre dans les archives de l'Huma. Charles-Michels est donc  né en 1903. Secrétaire général de la Fédération CGT des cuirs et peaux, et député communiste du XVe arrondissement de Paris, il fut arrêté en 1940   par les nazis puis fusillé le 21 octobre 1941 en même temps que 26 autres otages à Chateaubriant. On n'en saura pas plus.

Ceci étant dit, le Charles Michels on le quite rapidement pour aller vers le boulevard de Grenelle qu'on traverse histoire de se rendre au Champs de Mars. Et nous voilà donc devant la Tour Eiffel, que je suis bien la seule à regarder comme une véritable touriste.
Nous passons ensuite devant la brasserie - du Champs de Mars - c'est original, où nous avons mangé avec ma soeur et les gamines cet été lorsque nous avons visité le Musée des Arts Nouveaux du Quai Branly avant de nous lancer à l'assaut de la dame de Fer.
Tiens en parlant du musée du quai Branly, il fait aussi partie de l'itinéraire.
Nous traversons la Seine au Pont de L'Alma. Il me semble bien que nous sommes ensuite passés dans la rue Franklin Roosevelt, le long du Palais de la Découverte - alors que d'après le plan de ligne on aurait du aller avenue Montaigne - puis nous avons pris les Champs en direction de la Concorde, avec bien entendu dans notre dos, l'Arc de Triomphe.
A la Concorde, la grande roue est revenue. Je croyais qu'il y avait eu tout un patakes pour la faire retirer. J'ai du louper un épisode.
De la Concorde, petit crochet devant la Madeleine.
Décidément, les monuments défilent. Voilà-t-y pas l'Opéra que nous contournons pour entrer dans la rue La Fayette.

Bon après c'est moins "sexy". On passe "Poissonière" et le terminus c'est gare du Nord.
Renseignez vous donc sur le prix des circuits touristiques. Vu comme il faisait moche aujourd'hui sur Paris (pluvieux/tristounet), un petit 42 à 1,09 euros, c'est plutôt sympathique.

Le matin j'avais fait le 96 Des Filles du Calvaires à Montparnasse via Hotel de Ville. C'était sympa aussi.
La plupart du temps, quand je suis à Paris, c'est le Métro que je prends.
Le Métro c'est plus rapide, mais on n'y voit que des tunnels et des couloirs. Il y a très peu de lignes aériennes. Du coup, vu que je viens maintenant ici quand je suis en vacances, je vais remonter en surface pour tester le réseau routier :-)
Si vous avez le temps n'hésitez pas : Paris en surface, c'est quand même plus sympa.
par Annie publié dans : Voyages, tourisme et découvertes
Samedi 6 janvier 2007

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Commentaires

Google et le net sèchent, mais pas le "Maîtron" !:


MICHELS Charles.(Au nombre des morts pendant la Seconde Guerre mondiale en raison de leur action militante)



Né le 6 mars 1903 à Paris (XIIIe arr.), fusillé le 22 octobre 1941 à Châteaubriant (Loire-Inférieure) ; ouvrier en chaussures ; secrétaire CGTU puis CGT de la Fédération des Cuirs et Peaux ; député communiste de Paris (XVe arr.).


Enfant naturel de Louise Lecoq, journalière, Charles Michels fut reconnu et légitimé par le mariage, en 1906 à Paris (XXe arr.), de sa mère et de Jean Michels, chaudronnier. Il fut très vite confronté aux difficultés de la vie ouvrière. Son père mourut à la fin de l'année 1914, laissant quatre enfants dont Charles était l'aîné. Il dut quitter l'école avant le CEP et chercher du travail pour aider sa mère qui faisait des ménages. Il fut embauché chez un grossiste de pommes de terre puis par un marchand de peaux de lapin pour laver les peaux et, à l'âge de treize ans, entra comme apprenti chez Dressoir, l'une des plus importantes fabriques de chaussures de la région parisienne. Sportif à la forte carrure, il arrondissait son salaire en disputant des matches de boxe aux « Folies Belleville ».


Devenu ouvrier spécialisé, sensible peut-être aux souvenirs du meeting de Jaurès dénonçant la guerre auquel son père l'avait emmené en mai 1913, aux échos de la Révolution russe et aux grèves qui avaient éclaté pendant la Première Guerre mondiale, Charles Michels rallia la lutte syndicale. Délégué de la section syndicale CGT de Dressoir en 1920, il fut bientôt renvoyé mais retrouva du travail aux usines Monteux, autre importante fabrique de chaussures. Il en fut rapidement congédié, toujours en raison de son activité syndicale. Il resta alors quelques mois au chômage puis fut engagé dans une petite usine de chaussures, rue Rébeval (XIXe arr.) où il retrouva une de ses anciennes voisines, Aimée Malagnoux, qu'il épousa peu après, le 24 mars 1923. Ils auront deux filles, Régine en 1923 et Denise en 1930.


Après le service militaire (1923-1924), Charles Michels, moniteur à la FSGT, adhérent du Parti communiste à partir de 1926, s'imposa peu à peu comme un des responsables syndicaux de la Fédération unitaire des Cuirs et Peaux. Il fit la connaissance, en 1927, de Fernand Maurice (voir ce nom), le secrétaire de la fédération avec lequel il se lia d'amitié et qui l'aida à devenir un dirigeant national. En 1929, il fut élu secrétaire CGTU à la fois de la Fédération nationale et de l'Union syndicale de la région parisienne des Cuirs et Peaux. A ce titre, mais aussi à celui de la FSGT (il appartenait à une équipe de football), Michels fit partie d'une délégation qui se rendit en Union soviétique. Il en revint enthousiaste. En 1931, il fut reconduit dans ses fonctions de secrétaire et devint permanent. Il devait être dès lors délégué à tous les congrès nationaux : à ceux de la CGTU en 1931, 1933 et 1935, à ceux de la CGT en 1936 et 1938.


Charles Michels, qui s'était révélé un orateur éloquent, fut présent partout où des ouvriers de sa corporation menaient une grève. En mars 1932, des rapports de police le signalèrent comme dirigeant, avec André Tollet (voir ce nom), de la grève des ouvriers en chaussures de Pont-de-l'Arche (Eure). Quelques mois plus tard, en septembre, il fut appréhendé aux abords des usines Monteux pour distribution de tracts. D'autres rapports de police, en mars 1934, l'identifièrent comme propagandiste auprès des grévistes de la manufacture de chaussures Blachon à Romans (Isère) et en 1935, il fut donné comme l'organisateur de toutes les grèves des Cuirs et Peaux, menant notamment celle des chaussures Pillot. Cette année-là, l'unité dans les Cuirs et Peaux, dont Michels avait été un des artisans actifs, fut réalisée. Les deux fédérations ( CGTU et CGT) fusionnèrent sous le nom de Fédération nationale unifiée. Il en fut élu secrétaire adjoint.


En mai 1935 également, le Parti communiste demanda à Charles Michels de se présenter aux élections municipales dans le quartier de Javel à Paris (XVe arr.). Il obtint 1 959 voix sur 8 384 votants et 9 319 inscrits. En mai 1936, il brigua un siège aux élections législatives dans le même arrondissement (3e circonscription, Javel-Grenelle) contre le député sortant Boucheron, candidat républicain. Au premier tour, Michels rassembla 3 258 suffrages contre 2 353 à Marceau Pivert et 1 059 à Duteil (PUP) sur 11 816 votants et 13 095 inscrits. Il fut élu au second tour avec 6 614 voix contre 3 924 à Boucheron. Membre de deux commissions, celle de l'Hygiène et celle de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat -- ce qui lui permit d'effectuer en 1937 une tournée en Afrique du Nord --, Michels profita de la tribune de la Chambre pour faire de nombreuses interventions. Il dénonça ainsi, le 9 décembre 1938, le lock-out de l'aviation, rappela les objectifs de la grève du 30 novembre et réclama, le 20 janvier 1939, l'ouverture de la frontière des Pyrénées.


Réélu secrétaire du syndicat CGT des Cuirs et Peaux de la Seine en 1937, Michels présenta au congrès national de la Fédération, qui se tint à Paris les 25-27 mars 1937, un rapport sur le fascisme, la guerre et l'unité internationale et fut désigné comme secrétaire général. Il assuma ces responsabilités jusqu'à la guerre, le congrès des 15-17 avril 1939 l'ayant confirmé dans ses fonctions. Il effectua pour le PC, en mai 1939, une tournée de propagande dans le Loir-et-Cher en compagnie de Capron (voir ce nom).


Mobilisé en septembre 1939, incorporé au 22e GOA à Vernon (Eure), Charles Michels se rendit le 9 janvier 1940 à la séance d'ouverture de la Chambre des députés où il retrouva André Mercier, Raymond Guyot et Fernand Grenier (voir ces noms). Leur présence provoqua une bagarre et leur expulsion. Il fut déchu le 21 janvier 1940 de son mandat de député pour appartenance au Parti communiste.


Démobilisé le 20 juillet 1940, Michels regagna Paris et prit contact avec Jean Catelas (voir ce nom) qui dirigeait la lutte communiste clandestine dans la région parisienne et avec Fernand Maurice. Avec ce dernier, il organisa les comités populaires clandestins des Cuirs et Peaux. Début octobre, alors qu'il s'apprêtait à passer dans la clandestinité, il fut arrêté. Interné le 5 octobre à Aincourt (Seine-et-Oise), transféré le 5 décembre 1940 à la centrale de Fontevrault puis le 21 février 1941 à celle de Clairvaux, il arriva au mois de mai au camp de Choisel à Châteaubriant. Appartenant au comité clandestin du camp, il prépara l'évasion de quatre détenus : Fernand Grenier, Henri Raynaud, Léon Mauvais et Eugène Hénaff (voir ces noms). Il organisa tout particulièrement celle de Raynaud le 19 juin 1941. A la suite d'un attentat commis contre la Kommandantur de Nantes, Charles Michels fut le premier prisonnier du camp désigné comme otage et fusillé le 22 octobre 1941 avec quarante-sept autres internés.


SOURCES  : Arch. Jean Maitron, fiche Batal. -- P. Tillard (préf. d'H. Raynaud), Charles Michels, édité par la Fédération des Cuirs et Peaux à l'occasion du 10e anniversaire de la fusillade de Châteaubriant, 22 octobre 1951. -- G. Lachapelle, Les élections législatives, op. cit. -- J. Jolly, Dictionnaire des parlementaires français, op. cit., t. 7, p. 2 458. -- Fernand Grenier, C'était ainsi et Ceux de Châteaubriant. -- St. Courtois, La politique du PCF et ses aspects syndicaux, op. cit. -- État civil.


Nathalie Viet-Depaule


(Hé oui, tout n'est pas "en ligne"...)

commentaire n° : 1 posté par : CP le: 06/01/2007 21:27:29
Eh bien CP, toujours aussi encyclopédique. yavait qu'à demander à ce que je vois !
Donc ya plus qu'à trouver pourquoi à l'Huma les fusillés sont 26 et ici 47. Ca fait une sacré différence !
Sinon, dites moi CP, dans Michels, on prononce le "s" ?
réponse de : Annie (site web) le: 07/01/2007 15:25:44
Kikou Annie, ba t'es en Métropole en ce moment? Le train le métro comme ça me saoule moi , surtout quand tu le prend pour aller bosser tous les jours, et que tu te trouves dans un wagon de métro toujours bondé avec des gens qui te collent, qui sentent la sueur, qui toussent sans se mettre la main devant la bouche etc...hihi bon c'est décidé je m'envole pour la Reunion ! sniff en rêve !! gros bisous à toi Annie et merci de ta visite !!
commentaire n° : 2 posté par : Audrey (site web) le: 08/01/2007 14:00:17
Oui c'est clair que les transports en commun en tant que touriste ou en tant qu'usager quotidien ça n'a pas la même saveur.
Je les ai pris tous les jours pendant mes 5 années d'études à l'université, et puis aussi, à l'occasion de quelques stages sur Paris. Et c'est vrai que ça gave vite, cette promiscuité forcée, surtout dans le métro. Le pire c'est l'été, quand sueurs et déos se mélangent joyeusemement au grand désespoir de tes narrines !
Je repars dans l'ile mercredi soir. Je reprends le boulot lundi prochain.
Ptete qu'un jour, ton rêve se réalisera. Tu me préviendras, on se fera un pique nique créole à Anse des Cascades ;-)
Gros bisous à toi aussi Audrey.
réponse de : Annie (site web) le: 08/01/2007 15:31:29
Ce jour-là, on fusille 27 otages à Chateaubriant, mais aussi 21 autres, détenus à Nantes, un peu plus loin...
commentaire n° : 3 posté par : CP le: 08/01/2007 16:37:03
Tatata, ça fait 48, ça CP, pas 47 !
Donc pour Chateaubriant, on va conserver les 26 dénombré par l'Huma et ajouter les 21 de Nantes, ce qui nous fait bien un total de 47. Le compte est bon ! ;-)
réponse de : Annie (site web) le: 08/01/2007 16:53:29
Cela dépend si l'on inclut, ou pas, celui dont il est question dans ce nombre.
commentaire n° : 4 posté par : cp le: 08/01/2007 17:32:58
Oui, mais dans les textes en question, il n'était pas compris. On comptait les en plus.
M'enfin on vous accorde le bon compte pour le total. Adjugé :-)
réponse de : Annie (site web) le: 08/01/2007 17:59:18

Il y a aussi à Paris, vers la porte de Saint Ouen, une rue André Bréchet, autre fusillé de Châteaubriant. Il avait été le secrétaire du député Prosper Môquet, père de Guy Môquet, du plus jeune fusillé de Châteaubriant.

 



Au milieu des années 70 sortait au cinéma « Section Spéciale », film de Costa Gavras, qui narre les grenouillages qui à Vichy conduisirent à l’exécution des otages. André Bréchet y apparaît, joué par Guy Rétoré, l’homme de théâtre. Je me souviens de la sortie de ce film dans la mesure où mon père avait comme collègue le fils d'André Bréchet, Georges lui aussi électricien, et il était né la même année que mon père. Et ce fils était en train de mourir (A la fin il venait au bureau dans un fauteuil roulant) de maladie au moment où sortait le film qui rappelait la fin tragique de son père... 

 




 




 




 



 

commentaire n° : 5 posté par : CP le: 08/01/2007 18:22:19
J'aurai jamais pensé, qu'une simple curiosité (kissé Charles-Michels) allait vous conduire à exhumer un de vos lointains souvenirs, en relation avec la chose. Que d'histoires sont liées aux noms des rues de Paris. Ca donnerait presque envie de rester pour les découvrir une à une. Presque ;-)
réponse de : Annie (site web) le: 08/01/2007 22:45:09
C'est dommage que je ne vois ce message que maintenant (vacances sans internet obligent), sinon je t'aurai conseillé le 67. Je le prends devant chez moi (dans le 13ème, à Place d'Italie). Il passe à côté du jardin des plantes et de la Mosquée, puis à côté de Jussieu, il longe ensuite la Seine jusqu'à rejoindre la rue de Rivoli, passant ensuite le long du Louvre, rejoignant ainsi la Place de la Concorde avant de monter vers Pigalle. Dans l'autre sens, il ne prend pas le même itinéraire, et il passe donc en face de la conciergerie, puis de l'Hôtel de ville, avant de rejoindre l'île Saint Louis où l'on apercevra Notre Dame au loin. Il traverse ensuite la partie Est du quartier latin.  Dans le même esprit touristique, il a le 83: Bd Saint-Honoré, rond point des Champs Elysées, Grand et Petit Palais, Pont Alexandre 3, les Invalides, l'Assemblée Nationale, Bd Saint Germain, Tour Montparnasse, etc...

Quoi de mieux que le bus pour découvrir Paris, surtout  pour la découverte de rues et ruelles atypiques qu'on ne verrait jamais si on prenait tout le temps le métro d'un point A à un point B.
Et puis le métro ça sent pas bon...
commentaire n° : 6 posté par : Lili (site web) le: 21/01/2007 12:54:22
Bonjour Lili,
Eh bien je pends note pour ma prochaine escapade métropolitaine. Surtout le 67, qui passe par "mon" quartier, du moins celui de mes études ;-)
réponse de : Annie (site web) le: 23/01/2007 04:59:56

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