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Les jours de randonnée, le plus difficile parfois c'est de réussir à partir. Le rassemblement est à 6h00 du matin : on descend au local pour prendre les sachets qui contiennent les ingrédients de notre repas, nos boissons, nos casseroles et bassines, enfin tout pour faire un joyeux pique-nique reconstituant. On encaisse les chèques des retardataires - 24,50 euros pour une journée. On pointe les présents et on se compte à l'intérieur du bus. Mais ça, c'est quand il y a un bus. Or ce jour-là : le bus n'arrive pas. Loués soient les portables qui permettent de contacter la société de transport : notre chauffeur est tombé en panne.C'est le patron qui est au bout du fil et qui nous l'apprend. Il dit venir nous chercher. |
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| La société est à Saint-André, il ne sera donc pas là avant un quart d'heure, vingt minutes. Et il est déjà 6h20. Lorsqu'enfin il arrive, comme d'habitude, il faut aller chercher le pain, puis récupérer nos marcheurs de Sainte-Marie. Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le patron est partie avec un grand bus et ce n'est pas celui avec lequel nous allons partir. Il nous faudra passer par la case dépôt, sans toucher 20000 francs (je n'ai jamais joué au Monopoly en euro). Au dépôt, c'est un bus tutti rikiki qui nous attend (voir ci-dessus). Heureusement que nous ne sommes pas nombreux. Cependant, avec les sacs à dos, ça fait un peu juste. |
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| Nous devons encore récupérer un de nos membres à la sortie de Saint-André. Puis direction le cirque de Salazie. Terminus à Grand-Ilet, enfin un peu plus loin : il faut traverser le village en direction de Bord-Martin. Le départ du sentier se trouve à 2 km sur la gauche. Nous y arrivons à 8h00. Des pancartes bleues de direction nous indiquent le chemin à suivre. C'est un véritable rempart qui se dresse devant nous : plus de 1000 m de dénivelé à gravir, en pente raide. Pas de bol, c'est pas mon jour : au bout de quelques minutes d'ascension mes molets se durcissent comme des pierres et sont très douloureux. Je me demande comment je vais bien pouvoir faire pour atteindre le sommet. C'est sans compter sur la prévoyance de notre présidente - Céline - qui dans son sac a une espèce de produit miracle : un coup de bombe sur les mollets et hop, les revoilà souples et aptes à en découdre. Et ça en vaut la peine. Voyez plutôt la vue imprenable que nous avons sur le Cirque : |
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| Le temps est magnifique et il ne fait pas encore trop chaud. Mais 1000m de dénévilé, c'est long à monter. J'ai parfois la sensation d'être dans la pente du Maïdo - le genre de pente qui n'en fini jamais ... jusqu'à ce qu'on atteigne le sommet sans trop savoir comment ;-) En chemin, nous croisons ces jolies fleurs jaunes que butine une abeille. |
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Plus haut nous croisons des raiders en train de faire une pause "énergie". Je n'ose même pas leur demander si le sommet est encore loin, tellement je redoute une réponse qui ne me convienne pas.
A 11h15, je ne vois toujours pas le sommet : c'est désespérant. Mais j'ai les crocs. Je m'assoie et me jette sur une malheureuse orange qui ne m'avait rien fait. A 11h45, enfin le sommet. Tout le monde est en haut, assis par terre à se restaurer un peu. On nous laisse souffler quelques minutes, puis on reprend le chemin - car on n'est pas encore rendu au gîte, là où on a décidé de s'arrêter pour le pique-nique. Nous voici donc sur les sentiers du sommet à végétation rase.
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| La bonne surprise du jour, c'est que nous finissons par voir la côte. Mais si, regardez bien, sous la ligne de nuages, on devine la terre, et juste un peu plus loin, la mer. Lors de mon dernier passage, il y avait bien trop de purée de pois pour espérer voir quoi que ce soit. De l'avis général, la vue est assez rare. Ce doit-être pour ça que la photo est loupée : un peu sombre ... Mais je vous assure que quand on y est on distingue bien tout : la côte et la mer. Et il ne faisait pas nuit ! ;-) Ce sommet est hyperagréable par beau temps. Cependant, vu l'heure, l'estomac réclame son du ! C'est après une heure et demi depuis le sommet que nous arrivons aux alentours du gîte. C'est enfin la halte déjeuner, et un repos bien mérité. Dans un coin, un pied d'angélique en fleur s'offre à l'objectif. |
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| C'est à 14h30 qu'on reprend le chemin : on était si bien qu'on a totalement oublié l'heure. Pour une marcheuse moyenne comme moi, Mamode Camp est à deux heures ... de descente. Nous traversons la forêt humide et ses calumets. |
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| Sur le bord du chemin, il y a également énormément de fougères aborescentes. (ci-dessus à droite). Cette descente est vraiment un plaisir pour les yeux. L'apparition des cryptoméria marque l'arrivée à Mamode Camp. Le parking n'est plus qu'à 5 mn ! |
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| Le minibus est-là qui nous attend. Les premiers sont arrivés depuis plus d'une demi-heure. Les cryptomérias dominent le parking de leur haute silhouette. Un dernier regard vers la forêt et le bus repart en direction de Saint-Denis. |
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