
Description
Le Tour du Coteau Maigre est une boucle de 16 km qui part de la Plaine des Cafres, passe par Bébour et revient, comme on l'attend d'une boucle à la Plaine des Cafres.
L'intérêt de cet iténéraire est incontestablement botanique car vont se succèder bien des types de végétation qu'on trouve à la Réunion. Cela commence par les prairies d'altitude où
paissent les vaches, puis les crêtes hérissées de branles (bruyères arborescentes), pour replonger dans la forêt humide, les bois de couleurs, et enfin les étendues de cryptomérias
marquant l'arrivée à Bébour. Un véritable festivale.
La descente sur Bébour est assez technique et peu donc ralentir beaucoup le marcheur au pied peu sûr - en tenir compte dans l'évaluation du temps de randonnée. C'est la deuxième fois que je me lance dans cette boucle.
En arrivant du col de Bellevue, guetter une petite route à droite peu après l'arrêt de bus "cars jaunes". Lorsque cette route tourne elle-même fortement
à gauche, prendre le chemin de terre qui continue tout droit jusqu'au parking qu'on reconnait facilement grâce aux panneaux indicateurs.
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C'est le givre qui nous accueille là-haut, mais le soleil est là pour le faire fondre. Le temps est clair et devant nous se dessine le célèbre Piton des Neiges. Il est 7h30 Le chemin commence par sinuer entre les paturages. Les arbres nus qui s'y dressent sont des platanes. Ici, nous sommes en hiver - austral - et donc les platanes ont perdu leurs feuilles. En se retournant, nous pouvons voir les petits pitons environnants. |
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![]() Au bord du chemin, nous apercevons quelques fleurs, dont ce genêt perlé de goutellettes d'eau. |
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Il nous faut tout juste une demi-heure pour atteindre la bifurcation avec le sentier Mollaret. Notre direction est commune à celle du Piton des Neiges et du Coteau Kerveguen. Nous traversons quelques chemins de terre et franchissont quelques "escabeaux". Très vite, nous atteignons la lande de brandes. Le Piton des Neiges est toujours droit devant. Sur notre gauche, après plus d'une heure de marche nous avons la chance d'apercevoir Saint-Pierre au loin. Entre temps, la pente plutôt douce au départ forcit sensiblement ! |
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Plus loin encore, et plus haut également, nous avons le recul suffisant pour apercevoir - toujours sur notre gauche - Grand-Bassin. |
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Seconde Partie : du somment à la bifurcation vers Bébour |
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Nous atteignons le sommet à 10h. On marche un peu sur la crête et après, globalement c'est de la descente. Peu à peu le milieu devient plus humide et la végétation
change. Les fougères arborescents (fangeans) font leur apparition.
Nous descendons trois-quatres échelles, mais aucune n'est vraiment très haute. Et à 10h50, nous découvrons sur notre droite une petite pancarte bien mal en point "Bébour". C'est là que nous allons continuer notre descente. En face, le chemin vers le Piton des Neige se poursuit sans nous. |
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Troisième partie : la descente sur Bébour
Autant le dire, c'est sans doute la partie la plus belle de la randonnée, sur le plan botanique s'entend. Attention, ça devient plus technique : c'est bien plus humide,
et donc ça glisse, il faut progresser dans les racines, et il y a parfois des "marches" un peu hautes. Cependant, ça n'a tout de même rien à voir avec le chemin acrobatique de
la randonnée vers la Plaine des Lianes. Mais on peut y progresser plus ou moins rapidement selon l'état du chemin. Pour nous, ça ne commence pas très bien : à peine 5 mètres, et l'ami qui m'accompagne manque de perdre sa montre si je ne l'avais vu tomber dans la mousse. A la première ravine que nous devons traverser, je me rends compte avec effroi que l'étui de mon appareil photo est vide. Il faut dire que j'ai glissé un peu plus haut et j'imagine que c'est à ce moment-là qu'il a sauté de l'étui à moitié fermé. Donc, j'ai laissé le sac à la rivière, et commencé à remonter. Au bout d'une bonne dizaine de minutes, je l'aperçois posé sur la mousse. Je vérifie tout de suite qu'il fonctionne toujours. Et oui, c'est bien le cas. La balade peut continuer le coeur plus léger. Bilan de l'opération : une bonne vingtaine de minutes de "perdues", mais ça en vallait vraiment la peine. Nous descendons vraiment à une allure très modérée, celle qui convient aux bavardages et à l'admiration du paysage. Voici donc un morceau de forêt : ![]()
Mais ceci n'est qu'un appéritif : au menu, dame Nature nous propose une végétation fort variée. Ci dessous, admirez-donc ces mousses de toutes couleurs, et à leur droite cette fleur
savon en fruit.
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Mais le clou de la journée, c'est l'abondance d'orchidées. Malheureusement, elles ne sont pas encore fleuries. Ca ne doit pas être le moment.
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A gauche, voici les fameuses, et rares je crois ti caramboles, appelées ainsi à cause de la forme de leur renflement. Sur le tronc ci-dessous, d'autres orchidées.
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La descente n'en finit pas. Nous décidons d'accélérer l'allure à peu près au deux tiers du chemin, car l'heure tourne et l'aire de pique-nique n'est toujours pas en vue. Les jambes sont
fatiguées et l'estomac commence à crier famine. Mais tant qu'on a ce type de paysage, on n'est pas au bout. Même si midi est passé depuis longtemps, nous préférons manger là-bas : on se repose bien mieux assis au sec autour d'une table. Nous apercevons bientôt cette échelle ci-dessous que nous devons franchir. Mais toujours pas de cryptomérias en vue (ceux-là mêmes qui marquent l'arrivée à Bébour). Ils arrivent enfin, mais bien après. C'est un soulagement. Je finissais par me demander si on les verrait un jour. |
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Mais arriver à Bébour et arriver aux kiosques de pique-nique (aire Duvernay) ce n'est pas la même chose.
On emprunte d'abord un sentier forestier large à gravillons. Il faut le continuer jusqu'à rencontrer le goudron. Et là encore, il faut quelques centaines de mètres pour atteindre le premier kiosque. On en trouvera un tout neuf, sur notre gauche en contrebas. Il sent encore le produit de traitement des bois. Néanmoins, la table est déjà gribouillée. Nous posons nos fesses sur les blancs de la table salvatrice à 14h00. De son sac à dos, mon compagnon de marche sort un rougail saucisse que nous réchauffons. Miam, slurp, ça fait du bien par où ça passe. Nous prenons notre temps, histoire de reposer les jambes et aussi les genoux qui ont quand même un peu souffert. A 15h10 nous reprenons la route. Le goudron, ce n'est pas très agréable sous le pied ! Au croisement : nous prenons à droite en direction du col de Bébour. A 15h20, soit dix minutes plus tard, nous sommes en bas du chemin qui remonte sur la Plaine des Cafres.
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La pente est raide comme en témoigne cette photo. Mais il n'y a rien de vraiment acrobatique et c'est tant mieux.
Nous progressons au milieu des bois de couleur. Nous mettons 35 mn pour atteindre le sommet signalé par une marque orange et jaune. Ensuite, ce sont des successions de petites côtes et petites descentes faciles, rien à voir avec la descente sur Bébour de l'autre coté. Nous sommes toujours en forêt humide, voyez plutôt : |
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Puis peu à peu la végétation change et nous finissons par retrouver les landes de brandes auxquelles succèdent une végétation plus herbeuse, puis les prairies à vaches. Chemin faisant, nous traversons ce petit pont (ci-contre) et plusieurs petites ravines comme celle ci-dessous. |
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![]()
Les paturages marquent la fin prochaine de la randonnée. Le brouillard commence à nous voiler l'arrière-plan. Un dernier déclic sur cet arbre singulier et l'appareil est rangé.
Lorqu'on sait la voiture proche, les distances semblent se dilater. Aussi le dernier tronçon de chemin agricole nous parait durer une éternité. C'est à 17h30 que nous arrivons à la voiture. Cela fait 10h que nous sommes partis. Mais nous avons pris le temps de flaner tant la végétation était belle. Et nous avons pris également une heure pour le repas. Maintenant si vous êtes un passionné de nature, ça vaut vraiment le coup de se faire un peu mal aux jambes et de prévoir large pour profiter du paysage ! |
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ninie
Es-ce normal que tu n'aies rien écrit sur le vote électronique ?
Sinon, je vais regarder le document, mais cela fait bizarre !
Bisous
Colette
Koman y lé Annie ?
Lé povréman gayar minm !!! Y don' anvi rant' dan foto... Ou koné, kan misa rovnir la Rényon, malé rovwar tout'sak ou lafé pou not' sak y intérès amwin... Y tard' amwin mi di aou.
Moukatali
salut Annie, cela faisait un bail que je n'étais pas passé, mais comme d'hab tes randos sont magnifiques et te lire est un régal...
bonne continuation et @+ franky
Bonjour Annie,
De sites en sites, hop, je vois le vôtre!
Merci pour ces très belles photos! Moi j'ai fait la même balade mais sous la pluie et dans les nuages! Je n'ai donc rien vu! Je vois tout ce que j'ai loupé! Ce sera donc à refaire d'urgence!!
Cordialement,
Elodie
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Bonjour Chère Annie
Jolie randonné et bien illustrée même les orchidées non fleuries c'est intéressant car j'ai pas l'occas de les voir ainsi dans leur milieu naturel.
C'est vraiment de beau coin et j'adore les photos de forêt, ah j'admire, j'admire.
euh, heureusement que tu l'as rerouvé ton appareil photo, sinon cela aurait été dur, dur. Et que ton compagnon de marche n'a pas perdu sa montre.
Gros bisous
Colette
Oui j'ai eu une petite frayeur avec cet appareil photo farceur.
Sinon, quel chance d'avoir eu du soleil toute a journée. J'ai d'autant plus apprécié que la dernière fois que j'ai fait cette marche, c'était la plupart du temps sous la pluie.
Bisous et à très bientôt :-)