Ca fait un sacré bail que je ne suis pas passée par ici ! J'ai pourtant quelques images à vous montrer, mais ça attendra encore un petit peu. Aujourd'hui le sujet
sera : les salles de musculation. L'autre jour, avec une copine, on était parti pour une séance de vélo en salle. C'est hyper-efficace pour perdre des calories. Manque de bol, lorsqu'on s'est
pointée, tous les vélos étaient déjà pris.
Qu'à cela ne tienne, direction la salle de musculation, histoire de ne s'être pas déplacée pour des prunes. Il faut vous dire quand même que la salle de muscu, entre midi et deux est plutôt du
genre désert. T'as deux - trois clampins qui s'escriment sur les machines de tortures et ce jour-là, il y en avait deux de plus. Nous avons choisi de commencer par un petit jogging sur un
appareil pompeusement appelé "elliptique". Les sessions automatiques sont de 20 minutes. Allons pour 20 mn. Pas besoin de paramètrer le machin de cette manière. Face à nous, un grand écran, avec
une chaîne télé. Au programme, les Simpsons. Pas toujours facile de courir consciencieusement quand tu te bidonnes (moi j'aime bien les Simpsons).
Ca faisait un bail que je n'étais pas allée sur ces machines. Je n'ai pas cessé de regarder le cadran, histoire de voir où j'en étais. Sur le coté gauche de l'écran la hauteur de vos efforts :
plus il y a de briques empilées, plus vous en bavez. En bas, à l'horizontal, votre progression découpée en sous-sections. 16 petits carrés pour 20 minutes, et au fur et à mesure que le temps
avance, le carré qui clignote figure là où vous en êtes. Il y a aussi, histoire de vous rassurer ou vous faire peur - au choix - votre rythme cardiaque, la distance parcourue et le temps restant.
Pff, encore 15 mn. Encore 12. Encore 10 ... Je ne sais le nombre de fois où je fus déçu due chiffre que j'ai pu voir sur cet écran. J'ai eu bien du mal à aller au bout de ma session. De temps en
temps, je m'accrochais littéralement aux poignées tellement je me sentais lourde. Et pourtant, chaque minute qui passait me rapprochait de la fin. Quand le chiffre 5:00 s'est enfin affiché, une
immense motivation m'a envahie. J'allais y arriver. Plus que 5. Plus que 4. Plus que 3 ... et enfin la dernière minute. Celle qui te délivre de la machine. Hop, hop, hop. 30 secondes. 10. Terminé
! Ouf !
A coté, la copine avait décidé d'en prendre pour 30 minutes. Moi j'ai changé d'appareil, je suis allée sur un vélo. Toujours une session de 20 mn. Suite à cela, je l'ai rejoins dans la section
"tapis" pour des abdos. Le temps que je m'installe, j'avais un type face à moi sur une machine de musculation (je rappelle que la salle est quasi déserte et que la majorité des machines n'ont pas
preneur). Je commence mes abdos et je me rends compte chaque fois que je lève la tête, que le type ne fait rien d'autre que reluquer la scène d'en face : clairement mon postérieur puisque je suis
sur le dos, jambes au dessus de la tête. Je pensais naïvement que mon âge et ma corpulence m'épargnerait désormais ce genre de situation, celle qui vous laisse cette sensation ô combien
valorisante de n'être jamais qu'un vulgaire bout de bidoche.
Sur le chemin du retour, mon amie m'a dit que ça avait commencé sur l'elliptique - j'avais rien vu, j'en bavais trop - et que le gars avait vraiment un regard bizarre. Je confirme : un faux air
de merlan frit. Pour un humain, avouez que ce n'est pas terrible. Bref, je profite de cet article pour passer un message à ces mateurs des salles de sport que la discrétion n'étouffe pas : z'êtes
lourds les mecs, que diriez vous d'une douche bien froide ?
par Annie
publié dans :
Tranche de vie
Jeudi 22 mai 2008
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