Je viens d'entrendre le discours navrant de François Fillon à la télévision.
Dois-t-on rappeler à François Fillon qui a voulu le premier faire de ces élections un enjeu national ? Que diriez vous de l'aider un peu. Allez, on lui donne les initiales ? Un certain NS ! Si
si. Bon après quand il a compris que les sondages n'étaient pas bons, il a changé d'avis, mais quand même, c'est lui qui a donné le top-départ.
Alors aujourd'hui, bien qu'on n'ait pas encore la totalité des résultats, il se dit que la France a plus voté à gauche qu'à droite. Personnellement je m'en réjoui.
Mais quand j'entends le premier Ministre se permettre une analyse qui frise le ridicule, voire la faute politique, je ris - jaune évidemment. Car en fait vous savez, ce sont les gens de droite
qui ne sont pas allés voter, et vous savez pourquoi, hein ? Parce que les réformes ne vont pas assez vite, si, si, c'est le Premier Ministre qui le dit, et donc de conclure que la première
urgence est de satisfaire cette protestation silencieuse de l'electorat de droite qui trouve que le gouvernement ne va pas assez loin et assez vite.
Monsieur le premier Ministre, vous n'êtes pas le ministre d'une frange de français impatients et qui boude dans son coin parce qu'ils pensent que vous êtes une tortue, mais le ministre de
tous les Français. Vous nous l'avez assez seriné. Et vous venez de dire, face caméra que cette toute petite frange, celle qui vous a manqué pour passer en tête, qu'il n'y a que celle ça qui
compte et ses désirs supposés ! Bravo, quel panache !
Ceci étant dit, monsieur le Premier Ministre, permettez moi d'émettre une autre hypothèse expliquant la désafection d'une partie des Français vis à vis de vos candidats : ils ne sont pas
satisfaits de ces premiers mois de gouvernance tout simplement. Non pas que ça n'aille pas assez vite, mais surtout que ça ne va pas dans le bon sens. Vous n'y avez pas pensé à cette hypothèse ?
Ben voilà, je vous l'offre, moi j'aime aider !
Alors faites donc l'autruche, vous et votre gouvernement démocratiquement élu. Que cherchez vous ? L'affrontement avec les Français ? On le connait déjà votre refrain : c'est pas la
rue qui gouverne. C'est exact : c'est la brutalité, le passage en force et l'arrogance.
Rien, strictement rien n'a changé !
par Annie
publié dans :
Humeur
Dimanche 16 mars 2008
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Une remonté de la gauche cela fait du bien.
Mais l'affrontement finira bien par arriver, le passage en force ce ne sera plus eux qui le feront, mais le peuple Français.
A bientôt, je retourne voir les résultats.
Bises
Colette
Je me demande si à la télévision il y aura quelqu'un pour considérer ce discours comme inadmissible, ou au minimum souligner la contradiction.
Qu'aurait dit le premier ministre si la droite l'avait largement remporté ? Il aurait remercié les Français et indiqué que ce résultat était le signe s'il en fallait de l'adhésion du peuple à leur politique et que donc, plus que jamais il aurait fallu accélérer les réformes.
Il perd, et il arrive à la même conclusion via un entrechat peu banal : comme on s'est pris une baffe c'est qu'on en n'a pas fait assez, et qu'il faut donc aller plus loin et accélérer les réformes.
Bien pratique : dans les deux cas, la conclusion est la même. J'(attends avec impatience la prochaine cote de popularité de ce fin analyste !