Bonjour à tous !
Il n'y a rien de plus poignant qu'un cri silencieux. Mais ce cri silencieux, moi je l'ai entendu. Oui, votre impatience, vos trépignements, votre piafitude m'ont interpelé au plus profond
de moi. Aussi, c'est avec une émotion extrême que je rédige aujourd'hui le fameux J2 qui succède fort logiquement au J1, et
ceci après 15 jours d'un silence insuportable. Je sais, je suis cruelle.
Or donc, je vous ai fort cavalièrement planté dans un chalet éloigné de tout. Mais un chalet douillet, où il fait même un peu trop chaud. Et nous voici donc au petit matin du deuxième jour.
Le départ étant toujours de bonne heure (7h-7h30 selon les cas), le petit-dej, eh bien c'est avant et donc c'est au chant du coq que les premiers bruissements marquent le réveil du
chalet.
Les acrocs de la cigarette vont en griller une dans la nuit qui ne va pas tarder à tirer sa révérence. Des discussions s'engagent, les impressions de la veille, et bientôt le souffle du
camping-gaz qu'on allume et tintement de la casserole qu'on pose dessus. Car à l'ARER, on fait son petit-dej soit-même. Pour moi, c'est le jour du Nutella,
puisque d'ordinaire je n'en ai pas chez moi. Vade retro Nutellas ! Mais faut quand même pas m'en agiter sous le nez. Je ne sais pas y résister.
A quelque pas de là, c'est l'embouteillage monstre devant la salle de bain, chacun essayant pourtant de faire le plus vite qu'il peut.
Lorsque tout le monde est fin prêt, repu et parfumé au gel douche, les chicots étincelants après un frottage énergique à la pâte fluorée, le départ est proche. On met les chaussures. On
vérifie qu'on n'a rien oublié.
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Et nous voici à nouveau sur les sentiers. Comme il n'y a pas beaucoup à faire, nous avons un peu trainé avant de partir : 7h40. Bouhou !
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La dernière fois, nous avions fait un petit détour pour visiter le camps Dimitil. Cette fois-ci, on est bien
trop bas. Donc pas de pélerinage en vue.
Ce deuxième jour, c'est un peu le jour de vérité. Vu le chemin de la veille, tu sais tout de suite si tu as les jambes en compote ou pas.
Je ne peux pas dire que j'ai des senstations géniales cette fois-là ;-)
Par contre je sais que ça ne va pas durer longtemps : 2 à 3 heures selon la vitesse à laquelle je pourrais aller. Car je dois l'avouer :si il y a une chose que je déteste encore plus que
les montées, ce sont bien les descentes. Façon, je suis nulle dans les deux sens, mais c'est pas grave, c'est pas ça qui va m'empêcher d'y aller; Je dois être maso !
La première partie du chemin est nouvelle pour moi.
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Après pratiquement deux heures de marche, enfin quelque chose de famillier :
Cette roche écrite s'oublie difficilement. Mais ce n'est pas le point d'arrivée. Il reste encore du chemin; Peu, mais du chemin quand même. Et je dois dire que ça a été
pour moi la partie la plus dure : plus de jambe. Gasp !
Par moment, le couvert végétal se déchire pour dévoiler quelques pitons environnants.

Enfin 2h50 après le départ, c'est le parking, le bout de la route, bref là où le bus va venir nous chercher.
Ca fait bien une heure que les premiers sont là !
Il est encore bien tôt, mais le repas est déjà en route. Cette fois-ci nous mangerons de bonne heure !

Bien nous en a pris, car à 12h30, le ciel s'assombrit et subitement c'est la douche ! Je dois dire que là, j'aurai préféré un bain. Certains sortent leur cape de pluie, d'autres
entreprennent de se fabriquer un abris de fortune.
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Heureusement le bus ne tarde pas trop et nous tire de ce mauvais pas. Quel soulagement d'être enfin au sec, même si devant nous, il y a encore plus de deux heures de route.
La douche, la vraie, n'est plus si loin, et ça c'est un véritable bonheur !
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Par Annie
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Publié dans : La Réunion
Dimanche 2 mars 2008
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00:00
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