Depuis peu de temps, il y a des vols directs Réunion-Rodrigues - durée : 2 heures. C'est en bus qu'on nous conduit jusqu'à l'avion que voici.
La passerelle est étroite. A l'intérieur aussi c'est étroit. Les sièges sont petits. On doit être une quanrantaire de passagers en tout : l'avion n'est pas plein. Le décollage est rapide et nous survolons l'Océan : du bleu à perte de vue.
Après le décollage, on nous sert une collation : pas vraiment de quoi se remplir l'estomac. Jugez plutôt : 2 minis, mais alors minis (des huitièmes ?) tranches de porc froid, un tout aussi mini toast avec un peu de fromage et une tarlelette à l'ananas. Pour un départ pendant l'heure du déjeuner, on espérait un peu mieux : qu'à cela ne tienne, on se rattrapera en soirée, de l'autre coté.
Le repas étant vite expédié, je me remets à scruter le bleu par le hublot. Je suis placée au niveau d'une des hélices.
Après 35 minutes de vol seulement, nous survolons Maurice.
Nous traversons très rapidement l'île de part en part et nous voici déjà au niveau des lagons de l'autre coté.
Et voilà : bye bye Maurice. C'est le moment d'un roupillon. Puis une heure plus tard, la descente vers Rodrigues.
Nous sommes malheureusement accueilli par la pluie. Pas pratique pour les photos. Les deux îles que nous apercevons sont des réserves d'oiseaux. Celle du premier plan est l'ile aux Cocos que nous visiterons plus tard et l'autre, l'ile au Sable, interdite à toute visite.
Voici un morceau de côte.
Et voilà, nous avons attéri.
L'aéroport est tout petit, tout mignon, et c'est à pieds que nous allons de l'avion au poste de douane. Il nous faut remplir les formulaires d'entrée sur le territoire. Le papier dument rempli, on se fait enregistrer en montrant son billet de retour.
On passe ensuite au guichet suivant pour la vérification des passeports. Les valises qui ne sont pas loin tournent déjà sur les tapis depuis un bout de temps. Après les avoir ramasséés, nous sommes contrôlés une dernière fois avant la sortie "avez vous quelque chose à déclarer ?". Ben non. On nous souhaite bon séjour et nous voici dehors. Le cadre est vraiment sympa.
Première chose : faire du change. Deux banques sont à notre disposition. Donc pas de problème. Harry - chez qui nous allons loger - nous attend. Je me place devant la porte avant droite, puisque personne ne s'y est mis. Manque de bol, ici c'est celle du conducteur. Arf ! J'avais oublié qu'à Rodrigues comme à Maurice, on roule à gauche.
La route est tranquille : il y a peu de voitures. Il y a des arrêts de bus qui jalonnent la route régulièrement : ce sont des traits de peinture SUR la route, comme un stop, mais marqués "bus stop".
Lorsque nous avons eu rejoint la côte, j'ai aperçu mes premiers palétuviers, tous jeunes et plantés pour lutter contre l'érosion. J'en verrai bien d'autres par la suite.
Par endroit, on aperçoit des lignes de filaos. La mer est d'une couleur étrange et très jolie - une sorte de vert-bleu - sa couleur d'après la pluie ?
A Port Mathurin, nous passons devant LA station service et plus loin devant LA pharmacie de l'île.
Notre destination n'est plus très loin : Anse aux Anglais que nous atteignons après 20 mn de route. La maison est agréable, l'accueil chaleureux. Il y a une terrasse ombragée et bien fraîche.
On nous y offre de l'eau au limon avec des glaçons, très raffraichissant. C'est toute la famillle qui s'installe avec nous. L'ambiance est hyper-détendue.
Nous prenons ensuite possession des chambres et tentons de passer nos coup de fil. De Rodrigues il faut composer le 020 et non le 00 comme on en a l'habitude en premier.
Pour la Réunion : 020 262 et la Métropole 020 33
Avant que ça ne ferme nous allons faire quelques courses à une des boutiques d'Anse aux Anglais. C'est une petite boutique, exigue, à l'intérieur de laquelle on a du mal à bouger. Mais on y a trouvé tout ce qu'on voulait. De l'eau, des yaourts, du poulet, de l'huile ...
Nous sommes juste un peu déçus d'apprendre que le poisson est une denrée rare ici : il n'a pas le temps d'atteindre les étalages. Il passe directement du pêcheur au consommateur. Il faut donc trouver un pêcheur qui a fait bonne pêche si on veut du poisson.
Devant notre déception, Joanne, la femme d'Harry et maman de leur petit Théo nous offrira un plat de poisson de bienvenue : dé-li-cieux.
Et l'heure du dodo arrive vite. Surtout que le lendemain (un samedi) c'est jour de marché et il faut s'y rendre de bonne heure pour avoir quelque chose.
Suite au prochain épisode.
Par Annie
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Publié dans : Voyages, tourisme et découvertes
Samedi 22 octobre 2005
6
22
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